Cithare tubulaire à cordes métalliques

Textes, photos, vidéos : © Patrick Kersalé 1998-2020, sauf mention spéciale.


Cette cithare tubulaire en bambou est dotée de cordes métalliques en nombre variable selon les ethnies et les musiciens. Les chevilles sont réparties sur la partie centrale du tube et les cordes sur la moitié de son pourtour. Sur la partie supérieure est fixée une calebasse évidée faisant office de résonateur. Certaines cordes sont dédiées à la mélodie, d’autres à l’accompagnement ; chacune possède un nom spécifique. Cet instrument est la version modernisée de la cithare idiocorde en bambou. 

Sur cet instrument de divertissement, le musicien interprète la mélodie des chansons ou accompagne son propre chant. 

La musique des minorités ethniques du Ratanakiri est constituée de courts cycles mélodico-rythmiques. Traditionnellement, la base mélodique est celle des chants joués par les ensembles gongs avec accompagnement rythmique. La cithare tubulaire reproduit, avec ces propres moyens, à la fois la mélodie et l’accompagnement. 

Plusieurs minorités ethniques du Ratanakiri, ainsi que les Bunong du Mondulkiri, jouent ce type de cithare.

Cithares tampuon

Cithare kong ting. Cette séquence a été tournée dans le village tampuon de Leung Chuong le 26/12/2010. Musicien : Mel Lit, 28 ans. Il interprète la pièce chum hô.


Cette séquence a été tournée à Banlung en mars 2012. Ce musicien tampuon était, à cette époque, l'un des plus âgé à jouer encore cet instrument.


Cithare bunong

Nyel Che était un musicien brillant, à la fois auteur, compositeur, arrangeur et interprète. Il est mort en 2014. Nous l'avions enregistré dans son village du Mondulkiri, Pu Tam n°4, le 11/12/2010. Sa cithare, kong raing, comporte huit cordes.



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